Tomber amoureux · 2 min
Limérence : ce n’est pas de l’amour, c’est une boucle
Tu penses à cette personne toute la journée, ton humeur dépend de ses messages et une réponse sèche te gâche l’après-midi. Ça a un nom. C’est quoi la limérence, comment la reconnaître et comment sortir de la boucle.
· This is my message
Si tu regardes sa dernière connexion plus souvent que tes mails, ceci te concerne.
C’est quoi, la limérence
Le mot a été inventé par la psychologue Dorothy Tennov en 1979, dans son livre Love and Limerence (en anglais, limerence). Il décrit un état amoureux obsessionnel et involontaire : tu ne choisis pas de penser à cette personne, tu n’arrives juste pas à t’arrêter. Ce n’est pas un diagnostic, c’est une expérience très courante. Et ça ressemble tellement à l’amour qu’on les confond facilement.
Cinq signes que tu es dans la boucle
- Pensées intrusives. Cette personne s’invite dans ta tête, plusieurs fois par heure.
- Ton humeur dépend de ses gestes. Un emoji et tu planes. Un « ok » et tu coules.
- Tu as besoin de savoir si c’est réciproque. Plus qu’être avec cette personne, tu as besoin qu’elle te confirme que tu lui plais.
- Le doute l’alimente. Moins c’est clair, plus tu y penses.
- Tu l’idéalises. Ses défauts te semblent des détails, ou tu ne les vois même pas.
L’amour veut connaître l’autre. La limérence veut une réponse.
Amour ou limérence : la différence
L’amour s’appuie sur ce que tu sais de l’autre. La limérence se nourrit de ce que tu ne sais pas : des trous que ta tête remplit avec la meilleure version possible. C’est pour ça qu’elle grandit avec l’incertitude et s’éteint quand la réalité arrive, pour le meilleur (elle devient de l’amour) ou pour le pire (elle se dégonfle). Tennov estimait qu’elle dure en général entre un an et demi et trois ans.
Comment sortir de la boucle
- Coupe le carburant. Moins de stories, moins de conversations relues, moins de visites sur son profil.
- Demande de la clarté. Une conversation franche vaut mieux que cent signes interprétés.
- Remplis le vide avec du réel. Connaître vraiment quelqu’un, défauts compris, c’est le meilleur antidote à l’idéalisation.
- Demande de l’aide si ça te dépasse. Si ça t’empêche de dormir ou de vivre, en parler à un professionnel aide beaucoup.
Rencontrer quelqu’un pour ce qu’il pense, et pas pour une photo que ta tête embellit, c’est une bonne façon de tomber amoureux d’une personne et pas d’une idée.